"Lorsqu'un chat accorde sa confiance à un homme, c'est sa plus belle offrande" Charles Darwin

Des chercheurs ont créé un « vaccin » contre les allergies aux chats



Cette avancée pourrait bien représenter la découverte de l’année pour certain(e)s d’entre vous. De nombreuses personnes sont allergiques aux chats, avec des niveaux assez variables allant de simples reniflements gênants jusqu’au développement d’asthme, ou encore dans certains cas rares jusqu’à l’hospitalisation. Les personnes concernées ont donc deux possibilités : éviter d’être exposées à nos amis félins, ou suivre un traitement à base d’antihistaminiques. Mais une équipe de chercheurs vient maintenant de mettre au point un “vaccin” luttant contre les allergènes des chats, évitant ainsi tous ces inconvénients et compromis pour le félin et l’humain.

Pendant de nombreuses années, certains chercheurs sont même allés jusqu’à envisager l’utilisation de la modification génétique pour donner naissance à des chats “hypoallergéniques”, qui provoqueraient moins d’allergies. Mais une équipe de chercheurs a maintenant résolu le problème différemment, en mettant au point un vaccin contre les allergènes des chats.

Vous avez bien lu, le vaccin en question n’est donc pas destiné aux humains, mais aux chats. Il cible la protéine Fel d 1, la principale des cinq substances allergènes que produisent les chats. Elle est présente dans leur salive et leurs glandes sébacées, bien que nous ne sachions pas quelle est sa fonction exacte. Environ 10% de la population occidentale est allergique à cette protéine.

Des chercheurs travaillant pour la société HypoPet ont testé avec succès le vaccin sur 54 chats différents au cours de quatre études distinctes. L’équipe a indiqué que le vaccin était bien efficace pour réduire l’allergène Fel d 1 chez les chats traités. D’ailleurs, le produit était bien toléré par les animaux et n’avait aucun effet toxique manifeste sur eux. Les résultats de l’étude ont été publiés dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology.

Schéma résumant le fonctionnement du vaccin. 1) Vaccination. 2) Le système immunitaire réagit. 3) Les cellules B activées sécrètent des anticorps luttant contre la protéine allergène Fel d 1. 4) Les anticorps circulent dans le corps du chat et se lient à l’allergène, réduisant ainsi la réactogénicité des sécrétions du chat



« Les sujets humains et les animaux pourraient tirer profit de ce traitement, car les propriétaires allergiques de chats réduiraient leur risque de développer des maladies chroniques, telles que l’asthme, et deviendraient plus tolérants envers leurs amis à quatre pattes, qui pourraient donc rester dans les ménages sans avoir besoin d’être souvent laissés dehors ou abandonnés », écrit le chercheur principal.

L’équipe a combiné un virus (phytovirus pathogène) de la mosaïque du concombre (CMV) et la molécule Fel d 1, qui produit une réponse immunitaire chez les chats. Après le vaccin, le système immunitaire des animaux neutralisait automatiquement les molécules, et les chats testés devenaient alors moins allergènes pour les humains que les chats non traités.

« Nous sommes très heureux de publier ces données, qui montrent que notre vaccin est capable de produire des taux élevés d’anticorps chez le chat, et que ces anticorps peuvent se lier à et neutraliser l’allergène Fel d 1 produit par les animaux », a déclaré dans un communiqué le docteur Gary Jennings, PDG de HypoPet AG.

L’allergie aux chats des propriétaires, de leur famille et de leurs amis est l’une des principales causes de l’abandon des chats. Plus de 10’000 chats sont abandonnés chaque année rien qu’en France. Aux États-Unis, ce chiffre dépasse les 3 millions…

La plupart sont laissés dans des refuges pour animaux, dont environ les deux cinquièmes sont euthanasiés. Les chats sont également abandonnés dans la nature et dans les villes, ce qui a un impact important sur l’écosystème. Les chats peuvent être domestiqués, mais ils restent des prédateurs redoutables. Ils peuvent causer des ravages considérables à la faune indigène. Ce vaccin se place donc entre ces différents aspects du problème, en offrant une solution prometteuse et peut-être bénéfique à tous.

Pourquoi les chats mangent-ils de l’herbe ?




Il vous est certainement déjà arrivé à plusieurs reprises de voir un chat manger de l’herbe (parmi les choses étranges qu’ils font régulièrement), ou vous avez carrément décidé de placer de l’herbe à chat pour faire “plaisir” à votre félin. Mais vous êtes-vous déjà demandés pourquoi ils ont cette habitude ? Le font-ils exprès dans le but de vomir lorsqu’ils ne se sentent pas bien ? Ou alors est-ce vraiment un comportement bénéfique pour eux ? Après plusieurs années d’études, des chercheurs pensent enfin avoir une vrai réponse à ce mystère.

Dans le cadre de cette étude, des chercheurs ont interrogé plus de 1000 propriétaires de chats sur Internet, qui passaient au moins 3 heures par jour à observer ou à interagir avec leur animal.

Comme de nombreux propriétaires (ou esclaves ?) de chats l’ont soupçonné, la consommation d’herbe ou de plantes est un comportement extrêmement courant. En effet, les chiffres révèlent que 71% des animaux de l’étude ont été aperçus durant leurs pratiques herbivores au moins six fois au cours de leur vie, alors que 11% seulement n’ont jamais été observés en train de se nourrir de verdure (ce qui n’exclut pas le fait qu’ils aient pu le faire sans que leurs propriétaires en question s’en aperçoivent).

Sur Internet, les explications sont diverses et variées. Selon certains sites spécialisés, ce comportement aiderait les chats à vomir lorsqu’ils se sentent malades. Mais ce n’est pas ce que montre cette vaste et rigoureuse étude : environ 25% des chats seulement vomissaient après avoir consommé de l’herbe, et 91% des personnes interrogées ont déclaré que leur ami à quatre pattes ne semblait pas malade avant l’acte.

Le vomissement ne serait qu’un effet secondaire

Les scientifiques rapportent que les épisodes de vomissements ne sont simplement qu’un effet secondaire occasionnel résultant de la consommation d’herbe. Au lieu de cela, selon les auteurs, la consommation de verdure est un comportement instinctif et présente un avantage évolutif pour les félins. Les résultats de l’étude ont été présentés la semaine dernière lors de la convention annuelle de la Société internationale d’éthologie appliquée à Bergen, en Norvège.

Leur théorie, basée sur des études portant sur les chimpanzés et d’autres animaux sauvages, avance que le fait de grignoter de l’herbe aide les animaux à éliminer les parasites intestinaux (p. 106) en augmentant l’activité musculaire dans le tube digestif. Mais il subsiste un fait important à considérer : les chats d’aujourd’hui ne possèdent plus ces parasites intestinaux. Les auteurs soutiennent donc que la stratégie a probablement d’abord évolué chez un ancêtre éloigné.

Autre fait à considérer : dans le cadre de leur étude, les chercheurs n’ont pas vérifié une autre hypothèse commune. Est-ce que le fait de manger de l’herbe aide les chats à vomir les boules de poils qu’ils accumulent ? Cette question spécifique reste donc en suspens.

Un conseil pour tous les propriétaires de chats : n’hésitez pas à acheter ou à cultiver de l’herbe d’intérieur, pour que vos animaux domestiques puissent en bénéficier. Cela leur permettra d’exercer ce comportement inné avec une source consommable sûre. Ils sauront alors peut-être vous remercier avec quelques vomissements.