Qui peut résister à ces chatons des sables ?



C'est une bien jolie rencontre qu'une équipe de scientifiques a faite en avril 2017 dans le désert du Maroc. Partis à la recherche de chats des sables, les chercheurs ont bien failli repartir bredouilles. Mais lors de leur dernière nuit d'expédition, l'équipe de Sand Cat Sahara Team a touché le jackpot: trois chatons des sables se tenaient là, derrière une touffe d'herbe, occupés à scruter une gerbille.

Pour la toute première fois, les félins âgés de 3 à 6 mois ont pu être filmés et photographiés dans leur milieu naturel, rapporte le Huffington Post Maroc. Ces images, terriblement mignonnes, ont été publiées lundi sur la page Facebook du projet. Les scientifiques avaient hâte d'en savoir plus sur ce «petit félin très peu étudié». «On a réussi à capturer 13 animaux pour leur mettre des colliers émetteurs», se félicite Grégory Breton, chercheur et directeur général de l'ONG Panthera France.

En tout, l'équipe a pu observer 29 chats et chatons des sables, un bilan très réjouissant. L'occasion également pour les scientifiques de démonter une rumeur lancée sur les réseaux sociaux selon laquelle les chats des sables gardent toute leur vie une apparence de chaton. «C’est complètement faux. A l’âge adulte, ils ne conservent plus les mêmes proportions, musculairement ils changent, leurs yeux aussi, leur visage», explique Grégory Breton.

Le “parasite du chat” serait lié à bon nombre de troubles neurologiques


Le parasite du cerveau, le Toxoplasma gondii est estimé touché au moins 2 milliards de personnes à travers le monde, et de nouvelles preuves suggèrent que cet indésirable locataire pourrait être plus dangereux que nous le pensons.

Alors que ce protozoaire pose le plus grand risque au développement des fœtus infectés dans l’utérus, de nouvelles recherches suggèrent que le parasite pourrait altérer et amplifier une variété de troubles neurologiques, comme l’épilepsie, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et une variété de cancer.

Selon l’un des membres de l’équipe, le neurologiste Dennis Steindler de l’université Tufts (Massachusetts) :

Cette étude est un changement de paradigme. Nous devons maintenant introduire une maladie infectieuse dans l’équation des maladies neurodégénératives, de l’épilepsie et des cancers neurologiques.

Les résultats font partie d’un domaine de recherche émergeant qui se penche sur la façon dont le T. gondii, qui est habituellement transmis aux humains par contact avec des excréments de chat (ou en consommant de la viande non cuite) produit des protéines qui altèrent et manipulent la chimie du cerveau de leurs hôtes infectés.

Bien que les adultes en bonne santé soient généralement considérés comme non à risque du parasite, à l’exception des femmes enceintes, à qui l’ont conseille de rester à l’écart de la litière pour chats, le T. Gondii fut précédemment lié à des troubles du changement de comportement et des preuves suggèrent qu’il peut également contrôler à ses fins la réponse immunitaire de notre corps.

D’autres recherches ont émis des doutes concernant certaines des revendications concernant ce parasite, ce qui suggère que le lien entre le T. gondii et certaines maladies neurologiques ne sont pas aussi bien établies que certaines études le laissent à penser.

Cependant, dans cette nouvelle recherche, une équipe de plus de 30 chercheurs de 16 établissements différents a évalué la façon dont les protéines sécrétées par le T. gondii pourraient avoir une incidence sur la chimie des neurones de leurs hôtes humains, provoquant des changements dans le cerveau qui pourraient conduire à des maladies neurodégénératives.

Selon l’un des chercheurs, Rima McLeod de l’université de Chicago :

Nous pensons que cela implique de multiples facteurs. En son cœur, l’alignement des caractéristiques du parasite lui-même, des gènes qu’il exprime dans le cerveau infecté, des gènes de susceptibilité qui pourraient limiter la capacité de l’hôte à prévenir l’infection et des gènes qui contrôlent la sensibilité à d’autres maladies présentes dans l’hôte humain.

Pour ce faire, les chercheurs ont analysé les données d’une étude nationale colombienne sur la toxoplasmose congénitale qui, depuis 1981, a surveillé 246 nourrissons atteints dede cette maladie, une infection causée par le T. gondii.

Les résultats ont montré que des fragments de microARN et de protéines trouvés chez les enfants atteints de toxoplasmose sévère correspondaient à des biomarqueurs chez des patients atteints de troubles neurodégénératifs, comprenant la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

Ils ont également constaté que le parasite pouvait augmenter le risque d’épilepsie en raison de la modification de la communication entre les cellules du cerveau, appelées neurones GABAergiques, et ils ont découvert des liens entre le T. gondii et près de 1 200 gènes humains qui jouent un rôle dans divers cancers.

Pour être précis, les chercheurs ne disent pas que le parasite du cerveau est définitivement à l’origine du développement de ces maladies débilitantes, mais il est possible que l’ingérence des protéines du T. gondii dans l’environnement du cerveau puisse influencer ou permettre des susceptibilités préexistantes chez certaines personnes à ces types de maladies.

Selon les chercheurs dans leur étude :

Nous proposons une hypothèse selon laquelle la maladie se produit en présence des gènes de sensibilité pertinents, du génotype parasitaire et d’autres facteurs innés et environnementaux tels que d’autres infections, le microbiome ou le stress qui influencent les réponses immunitaires.

C’est une découverte troublante, d’autant plus que les précédentes estimations ont suggéré que T. gondii pourrait infecter jusqu’à la moitié de la population mondiale, mais inutile de s’alarmer, pour l’instant nous ne savons pas précisément ce qu’il se passe.

Il incombera à de futures études de déterminer l’impact potentiel du parasite sur nos voies neuronales et selon Steinler :

Dans le même temps, nous devons traduire les aspects de cette étude en traitements préventifs qui incluent tout, des médicaments à l’alimentation au mode de vie, afin de retarder l’apparition et la progression de la maladie.